Attaque terroriste massive contre les USA

 

Crash sur un quartier de New York

 

Un Airbus A300 de la compagnie American airlines transportant 255 personnes s'est écrasé à 9H15 à Rockaways, dans le quartier du Queens de New York. Les circonstances du crash ne sont pas encore élucidées. Il semble que l'un des moteurs de l'appareil se soit détaché avant le crash, privilégiant la thèse de l'accident.

Un Airbus A300 de la compagnie American airlines s'est écrasé lundi sur le quartier résidentiel du Queens, à New York. Il s'agit du vol 587 qui s'est crashé à 9H15 locales (15H15 heure de Paris) après son décollage de l'aéroport John F. Kennedy. Une épaisse fumée noire s'élève de la zone dans un ciel dégagé, alors que les premiers témoignages font état de 12 immeubles d'habitations en feu. Le lieu précis du crash est le croisement de Beach 129th street et Newport avenue, à Rockaways, dans le sud du Queens, à 9 km dans l'alignement des pistes de l'aéroport JFK. CNN, citant les autorités portuaires de New York City, affirme que 246 passagers et 9 membres d'équipage se trouvaient à bord. Le président de la République dominicaine, Hipolito Mejia, se disant "profondément attristé" par la tragédie, a affirmé que 150 compatriotes se trouvaient dans l'Airbus. Il n'y a aucun survivant parmi les passagers du vol AA 587.

 

Aucune menace crédible

 

Dans une conférence de presse, le porte-parole de la Maison-Blanche Ari Fleisher a affirmé que l'administration américaine était "prudente" sur les causes du crash et qu'elle avait dépêché sur place plusieurs équipes d'enquêteurs. "Aucune menace crédible" n'avait été reçue avant le crash, a-t-il ajouté. La direction de l'aviation civile américaine (FAA), ainsi que le FBI, affirment qu'ils n'ont aucune information selon laquelle il s'agirait d'un attentat, bien qu'une source gouvernementale a affirmé à l'agence Associated press qu'une explosion aurait eu lieu à bord. Cette source a affirmé que l'administration vérifiait cette information, en engageant la presse à la prudence. "Nous le traitons comme un accident aérien, a ainsi déclaré un porte-parole de la FAA, William Schumann. Mais cela peut changer au fur et à mesure que l'on en apprend davantage."

 

La compagnie American airlines refuse, quant à elle, de spéculer sur les causes de la catastrophe, alors que beaucoup de témoignages semblent accréditer la thèse d'un accident. De même, selon une source citée sur LCI, la compagnie Airbus préparerait un communiqué privilégiant cette thèse. L'état d'alerte générale a été décrété sur l'ensemble de l'agglomération new-yorkaise.

 

Numéro d'urgence American airlines :

08 10 872 872

 

Un nouveau crash vient d'endeuiller la ville de New-York.

 

Le maire de New York, Rudolf Giuliani s'est immédiatement rendu sur les lieux. En se basant sur plusieurs témoignages concordants, il a affirmé que l'un des moteurs de l'avion s'était "détaché" de l'appareil avant le crash. Il a évoqué "deux sites de crash : le premier où l'avion est tombé et un autre où le moteur est tombé [apparemment sur une station-service, selon un témoin interrogé par FoxNews, ndlr]. Les deux sites se trouvent à six blocs d'une école, qui était fermée en ce jour férié de Veteran's Day." Pour ce qui est de savoir "si l'avion a explosé avant ou après, il y a des témoignages contradictoires" sur ce point, a-t-il ajouté sur la chaîne de télévision locale NY1.

 

 

Un témoin a en effet indiqué qu'il a vu l'un des moteurs se détacher de la carlingue de l'Airbus. Un autre témoin, interrogé par ABCNews, a raconté qu'elle avait vu une explosion se produire sur le côté droit de l'appareil, à la jonction de l'aile et du fuselage, juste avant que l'avion ne s'écrase lourdement sur le sol et ne fauche plusieurs maisons.

 

Etat d'alerte générale à New York

 

L'ensemble des aéroports (Newark, La Guardia et JFK), tunnels et ponts de New York avaient été fermés dans un premier temps. Les ponts et tunnels ont été toutefois rouverts en fin de matinée. Des hélicoptères et des F-15 de l'US Air Force, qui étaient en "vol de patrouille de routine" au moment du crash, continuent de survoler la ville. L'armée américaine affirme que ses chasseurs ne sont pas impliqués dans le crash. L'ONU, où siège jusqu'à mardi soir l'Assemblée générale, a décidé de fermer tous ses accès, aux véhicules comme aux piétons. Plusieurs vols européens, dont ceux d'Air France, en route pour les Etats-Unis, continuent leur route en attendant de nouvelles instructions. Le trafic devrait reprendre sur l'aéroport JFK, pour accueillir les vols se dirigeant actuellement vers les Etats-Unis.

L'Airbus A300, un vétéran de l'aviation civile européenne

 

L'Airbus A300 est le plus ancien avion gros-porteur de l'avionneur européen, avec une capacité de 260 sièges en moyenne, a précisé une porte-parole d'Airbus, qui n'était pas en mesure pour le moment de fournir des détails sur l'âge ou l'immatriculation de l'avion accidenté. L'A300 est un vétéran de l'aviation civile européenne, puisqu'il a été le premier appareil mis en service par le consortium Airbus Industrie en 1974 et celui qui a permis l'essor du constructeur. La production de ce bi-réacteur, qui n'est pas équipé de commandes de vol électriques comme les générations d'avions plus récentes (A320, A330 ...) a cessé depuis 1986.


 

 

Plus sur le World Trade

Les Etats-Unis ont subi une attaque terroriste de grande envergure, mardi 11 septembre 2001. A New York, le World Trade Center a été entièrement détruit. A Washington, le Pentagone et le Département d'Etat ont été attaqués. L'Amérique est en état d'alerte maximum.

 

Les Etats-Unis d'Amérique ont subi une attaque terroriste massive. Deux avions détournés se sont écrasés sur les deux tours jumelles du World Trade Center, sur l'île de Manhattan à New York, à 18 minutes d'intervalle. Quelques minutes plus tard, à Washington, une aile du Pentagone a pris feu après qu'un avion de ligne s'y soit volontairement écrasé. Peu après 18 heures, un témoin a fait état du crash d'un autre avion de ligne sur ce bâtiment essentiel de la machine gouvernementale américaine. La Maison blanche, le siège de l'ONU et le Département d'Etat, tous proches, ont été évacués. Peu après 16 heures 30, une voiture piégée a explosé devant le ministère des Affaires étrangères américain. Les scènes de panique n'ont pas cessé à New York comme dans la capitale américaine, au milieu des camions de pompiers se précipitant toutes sirènes hurlantes vers les incendies et des débris parsemant les rues.

 

Des tireurs d'élite se sont postés sur le toit de la présidence américaine. D'autres scrutent le ciel avec de puissantes jumelles. Des agents sont pris à partie. "Que se passe-t-il ? Que se passe-t-il ?" hurle une vieille dame à l'adresse d'un policier tout aussi apeuré, et qui n'est pas en mesure de lui répondre. Dans le parc voisin, un homme sort une radio. D'autres s'approchent pour écouter les dernières nouvelles. Plusieurs lèvent les mains au ciel. Les visages sont atterrés.

 

L'Administration fédérale de l'aviation (FAA) américaine a annoncé avoir "perdu le contrôle" d'un ou plusieurs avions. On avait déjà appris aux alentours de 17H15 qu'un Boeing 757 United airlines assurant la liaison n°93 Newark-San Francisco s'était écrasé à Pittsburg en Pennsylvanie, entre Washington et New York, avec 45 personnes à son bord. La compagnie indique que le vol UA 175 Boston-Los Angeles s'est également écrasé avec 65 personnes à bord. La compagnie American airlines a annoncé quant à elle la perte de deux avions avec en tout 156 personnes à bord : le Boeing 757 vol n°11 assurant la liaison Boston-Los Angeles et le vol n°77 Washington-Los Angeles.

 

LE WORLD TRADE CENTER DETRUIT. L'un des plus célèbres symboles de l'Amérique n'existe plus. Après que le premier avion se fut écrasé sur l'une des tours du World Trade Center, les derniers étages ont immédiatement pris feu. Une heure après l'impact, l'une des deux tours s'est lentement effondrée, suivie quelques minutes plus tard par sa jumelle, alors que les secours s'activaient à leur base. Ces immeubles de 110 étages, les plus hautes du monde, où 40.000 personnes travaillent chaque jour, abritaient de nombreuses banques et le centre névralgique de la police. Les deux crashs ont eu lieu à l'heure de l'ouverture des bureaux, aux alentours de 9 heures du matin (heure locale). Etant donné l'ampleur de l'attaque, établir un bilan est impossible. Le maire de New York Rudolf Giuliani parle d'un "nombre terrifiant de morts" et demande à ses concitoyens de quitter le sud de l'île de Manhattan.

 

Selon le correspondant de New York 1 à New York, joint par téléphone peu après 15 heures (heure de Paris), un premier avion de ligne se serait approché du World Trade Center "sans dévier de sa trajectoire" avant d'exploser à son sommet. Les images diffusées en direct à la télévision ont montré qu'un deuxième avion, apparemment un Boeing 767 a "délibérement visé" l'autre tour contre laquelle il s'est désintégré, 18 minutes plus tard. Une source des services de sécurité américains parlait très vite du vol Boston-Los Angeles d'American Airlines et d'un Boeing 737 de United airlines qui ont été détournés à leur décollage.

 

Un Français vivant à New York a envoyé un email , racontant l'ambiance à New York. "Dès 9H00, raconte-t-il, les papiers des bureaux eventrés se sont répandus dans les rues. C'est rapidement devenu le chaos dans les rues. La première destruction a fait trembler le sol et les rues ont été envahies de ce nuage blanc qui devalait du sommet des tours. Lorsque la deuxieme 'Twin tower' s'est écroulée, une nuit noire est tombée sur le Financial district. Le jour revient petit à petit. Une épaisse couche de poussière blanche a recouvert toutes les rues. Les gens sont atterrés, je crois qu'on ne mesure pas encore les consequences de cette attaque."

 

ACTE TERRORISTE. Intervenant en direct à la télévision, le président américain George W. Bush a fait état d'une "apparente attaque terroriste". Une télévision d'Abu Dhabi a affirmé qu'un correspondant se présentant comme membre du FDLP (Front démocratique de libération de la Palestine), dont le chef a été tué par l'armée israélienne le 27 août, a revendiqué l'attaque. Mais les responsables de l'organisation palestinienne, signataire des accords d'Oslo et qui n'a jamais organisé de détournement d'avions, démentent formellement avoir perpétré une attaque. Joint par téléphone à Jérusalem depuis Paris par New York 1, un responsable palestinien estime qu'il est impossible que le FDLP soit responsable de cette attaque puisqu'il n'en a "pas les moyens".

 

Les forces de défense anti-aériennes de Russie annoncent qu'elles ont "pris des mesures anti-terroristes", tandis que les troupes de l'Intérieur russes ont été mises en état d'alerte. Le prince saoudien Oussama Ben Laden, protégé par les taliban afghans, est unanimement montré du doigt dans le monde entier comme le seul responsable possible d'une attaque de cette envergure.

 

ETAT D'URGENCE. Tous les vols commerciaux à destination des Etats-Unis ont été annulés ou déroutés. Une source à la Direction générale de l'aviation civile indique que "l'espace aérien américain est fermé. Les avions qui devaient décoller restent au sol. Ceux qui sont en vol font demi-tour, sauf en cas de pénurie d'essence." Deux heures plus tard, le Canada fermait à son tour tous ses aéroports. Le réseau de téléphonie célullaire new-yorkais est hors service. Joindre Washington DC est également impossible. Israël a évacué son personnel diplomatique des Etats-Unis, alors que de nombreux bureaux sur tout le territoire américain ont été immédiatement évacués, notamment à Chicago. Les Etats-Unis sont coupés du monde.

 

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